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De la salle de classe à la profession | Soumer Seifeddine

Soumer Seifeddine
Par le CTIC
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Soumer Seifeddine :

« Je savais que j’étais sur la bonne voie parce que je l’avais vécu. »

Pour Soumer Seifeddine, 24 ans, le choix d’un stage coopératif ne consistait pas à cocher une case. Il s’agissait de se démarquer sur un marché du travail compétitif et de savoir clairement où son diplôme pouvait le mener. 

Étudiant en finance à l’université de l’Alberta, Soumer a participé à un programme coopératif facultatif, effectuant plusieurs stages en parallèle de ses études. Cette structure lui a permis d’obtenir son diplôme avec une année d’expérience professionnelle, mais surtout, elle lui a donné la certitude que la finance n’était pas seulement une matière qu’il étudiait, mais un domaine qu’il souhaitait réellement poursuivre. 

Son troisième stage coopératif chez Optima Living, fournisseur de logements pour personnes âgées et de soins continus basé à Vancouver, lui a permis de voir les choses encore plus clairement. Cette expérience a été appuyée par le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du Conseil des technologies de l’information et des communications, qui offre des subventions salariales aux employeurs des secteurs indispensables du Canada et aide ainsi les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire à acquérir une expérience professionnelle rémunérée significative grâce à des possibilités telles que les stages coopératifs pendant qu’ils effectuent leurs études. 

 

La finance en pratique, pas seulement en théorie

Contrairement à certains programmes universitaires, le stage coopératif n’était pas obligatoire pour l’obtention du diplôme de Soumer. Mais, en tant qu’étudiant en finance naviguant dans un paysage d’emploi encombré, il a vu cela comme une décision stratégique. « L’idée d’acquérir une véritable expérience alors que j’étais encore étudiant m’a semblé être le meilleur moyen de me démarquer », explique-t-il. « C’est aussi comme cela que l’on commence à tisser de véritables liens dans le secteur. »

Lorsqu’il a rejoint Optima Living, Soumer était prêt à endosser un rôle qui correspondait étroitement à son domaine d’études. Le poste impliquait la budgétisation, la prévision, l’analyse des écarts et l’exposition au développement de l’entreprise, un travail qui ressemblait enfin à de la finance en pratique, et pas seulement en théorie.

 

La confiance en soi à travers la responsabilité

Ce qui a le plus surpris Soumer, ce n’est pas le travail lui-même, mais l’environnement dans lequel il l’a effectué. La petite structure de l’équipe d’Optima Living se traduit par une collaboration étroite, un retour d’information régulier et un accès direct au mentorat.

Cet équilibre a changé la façon dont Soumer se voyait en tant que professionnel. Au fil du temps, il a cessé de se demander si la finance était la bonne voie et a commencé à se concentrer sur la manière d’évoluer dans ce domaine. « Le stage coopératif a permis de dissiper ce doute », se souvient-il. « Je savais que j’étais sur la bonne voie parce que je l’avais vécu. »

 

Une nouvelle relation avec l’apprentissage

Le retour à l’université après le stage coopératif a également été différent. « Avant, l’université ressemblait à un prolongement de l’école secondaire : devoirs, examen, et passage à autre chose », explique-t-il. « On ne retient pas toujours ce que l’on apprend. »

L’expérience professionnelle a permis de recadrer cet état d’esprit. De retour en classe, Soumer s’est trouvé plus motivé, plus curieux et plus intentionnel. L’apprentissage est devenu quelque chose qu’il voulait faire, et pas seulement quelque chose de nécessaire pour réussir.

Ce changement s’est répercuté sur les entretiens et les interactions professionnelles. La confiance a remplacé l’hésitation. Les conversations semblaient plus naturelles. Les attentes étaient plus claires ; non seulement ce que les employeurs attendaient de lui, mais aussi ce qu’il attendait de sa carrière.

 

L’abandon du plan « parfait »

S’il y a une leçon que Soumer aimerait transmettre à d’autres étudiants et étudiantes qui envisagent l’apprentissage intégré au travail, c’est bien celle-ci : ne laissez pas l’incertitude vous empêcher de commencer.

Le rejet, dit-il, fait partie du processus, surtout au début. Mais l’effort s’accumule. « Quel que soit votre travail, faites-le bien. Restez curieux. Gardez une vision à long terme. »

Le stage coopératif lui a surtout appris à ne pas trop préparer l’avenir. « On n’a pas besoin de planifier chaque détail », explique-t-il. « Il faut savoir s’adapter, rester ouvert et avoir confiance que les choses vont s’arranger. »

Pour Soumer, l’apprentissage intégré au travail ne se limite pas à l’acquisition d’une expérience professionnelle. Cela a apporté la certitude et la confiance nécessaires pour aller de l’avant avec détermination. 
 

À propos du programme d’AIT numérique du CTIC

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre aux employeurs canadiens admissibles des subventions allant jusqu’à 50 % du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante. Le programme a lieu sur trois trimestres par an : Hiver, Printemps/été et Hiver. Depuis 2017, il a permis d’organiser plus de 23 000 stages d’étudiants et étudiantes auprès de plus de 4 000 employeurs à travers le Canada. Par ailleurs, plus de 65 % des étudiantes et étudiants placés s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés.

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC est financé par le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) du gouvernement du Canada.

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