De la salle de classe à la profession | Cameron Barber
Cameron Barber :
Lorsque Cameron Barber, 23 ans, s’est lancé pour la première fois dans une carrière technique, il n’avait pas un CV classique. Avec une formation universitaire en psychologie, il s’est retrouvé à un carrefour commun à de nombreux diplômés de l’enseignement supérieur : comment transformer l’apprentissage académique en une expérience professionnelle significative ? Sa réponse : l’apprentissage intégré au travail.
Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre des subventions salariales aux employeurs des secteurs indispensables du Canada, en aidant les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire à acquérir une expérience professionnelle rémunérée significative grâce à des possibilités telles que les stages coopératifs pendant qu’ils effectuent leurs études. Pour Cameron, cette opportunité a servi de passerelle structurée entre l’éducation et l’emploi et a fini par transformer la trajectoire de sa carrière.
Son parcours a commencé par un stage coopératif chez Solace (un fournisseur de transmission de données en continu situé à Ottawa) organisé par le Collège algonquin et coordonné par le CTIC. « D’après ce que j’avais entendu dire, les stages coopératifs sont plus ou moins indispensables pour entrer dans le monde de la technologie », explique Cameron. « Il m’a semblé que c’était la chose la plus importante que je pouvais faire, alors je me suis tout de suite concentré sur ça. »
Plus clair, plus élevé, plus rapide, plus fort
L’un des ajustements les plus importants auxquels Cameron a dû faire face a été le passage des attentes académiques aux réalités du monde du travail. À l’université, explique-t-il, il était souvent possible de réussir sans maîtriser tous les concepts. Mais les choses ont rapidement changé lors du stage coopératif en entreprise.
« J’ai dû adopter de nouvelles stratégies pour apprendre à des vitesses beaucoup plus élevées », explique Cameron. « Dans un environnement universitaire, on peut parfois se contenter de connaître un sujet à 80 %. Sur le lieu de travail, il faut s’entraîner jusqu’à ce que cela devienne une seconde nature. Il s’agit moins de ne pas échouer aux examens et plus de réussir parfaitement à tout. »
Ce changement d’état d’esprit a obligé Cameron à repenser sa façon d’aborder l’apprentissage. Le rythme était plus rapide, les attentes plus élevées et les résultats plus importants que les processus. Bien que cette pression fût difficile au début, elle l’a finalement permis de raffiner les compétences en matière de résolution de problèmes qu’il avait apprises à Algonquin et l’a aidé à prendre confiance en sa capacité à produire des résultats concrets. Selon lui, l’école seule n’aurait pas pu le préparer à cette évolution.
Assistance + Structure = Confiance
Chez Solace, le mentorat était facilement accessible, et la formation la plus significative exigeait de maîtriser des concepts avant d’aller de l’avant. « Sans cette structure, je ne pense pas que j’aurais compris les systèmes aussi bien », déclare Cameron.
La culture était également importante. Solace considère son programme coopératif comme un véritable vivier de talents, et Cameron a rapidement remarqué que de nombreux employés à temps plein avaient commencé exactement au même stade que lui. Motivé par cet exemple, il a travaillé dur et avec enthousiasme pour montrer à son employeur qu’il voulait rester. « Lorsque j’ai reçu l’offre d’emploi à temps plein est arrivée, c’était extrêmement valorisant. »
Aujourd’hui, Cameron travaille en tant qu’ingénieur du support technique à la clientèle et explore des voies futures dans la gestion de projet ou les processus de développement et d’exploitation. Plus important encore, il est porteur d’une croyance renouvelée dans l’effort et l’opportunité. « À l’école, on a facilement l’impression que ce n’est pas très important de travailler dur », explique-t-il. « Cette expérience m’a montré le contraire. »
Le parcours de Cameron illustre ce que l’apprentissage intégré au travail peut permettre lorsqu’il est bien mis en place : donner confiance aux étudiants et étudiantes, apporter aux employeurs des talents compétents et donner aux deux parties une voie plus claire vers l’avenir.
À propos du programme d’AIT numérique du CTIC
Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre aux employeurs canadiens admissibles des subventions allant jusqu’à 50 % du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante. Le programme a lieu sur trois trimestres par an : Hiver, Printemps/été et Hiver. Depuis 2017, il a permis d’organiser plus de 23 000 stages d’étudiants et étudiantes auprès de plus de 4 000 employeurs à travers le Canada. Par ailleurs, plus de 65 % des étudiantes et étudiants placés s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés.
Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC est financé par le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) du gouvernement du Canada.