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De la salle de classe à la profession | Lilia Dahamna

Lilia Dahamna
Par le CTIC
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Lilia Dahamna :

« Le travail sur des projets concrets m’a donné la certitude que j’étais sur la bonne voie. »

Lorsque Lilia Dahamna, 24 ans, a commencé ses études d’informatique et de mathématiques à l’Université d’Ottawa, elle savait qu’elle se dotait d’une base académique solide. Cependant, elle n’avait pas encore une idée claire de la manière dont cette base se traduirait dans une carrière réelle dans le domaine des logiciels.

Son programme était fortement axé sur la théorie. Même si elle appréciait le défi académique, Lilia voulait acquérir une expérience qui l’aiderait à comprendre comment les logiciels sont construits et maintenus en dehors de la salle de classe. Cette prise de conscience l’a finalement conduite au programme coopératif, qui, selon elle, a fondamentalement changé la trajectoire de sa carrière : « Je ne pense pas que ma carrière serait ce qu’elle est aujourd’hui si je n’avais pas fait de stages coopératifs. »

 

Quatre stages, une orientation claire

Au cours de quatre stages coopératifs, Lilia est progressivement passée de l’exploration à la concentration. Lorsqu’elle est arrivée à son troisième stage chez Solace, un fournisseur de transmission de données en continu situé à Ottawa, Lilia avait une idée plus claire du type de travail qu’elle souhaitait poursuivre.

Ce stage s’est avéré déterminant. Plutôt que d’être cantonnée à des tâches modestes ou isolées réservées aux étudiants et étudiantes, Lilia s’est vu confier les mêmes responsabilités que les autres développeurs de l’équipe. Elle a travaillé sur des fonctionnalités réelles, a contribué à des projets actifs et a fait l’expérience du rythme et des attentes du développement de logiciels à temps plein. « Il y a eu une courbe d’apprentissage », se souvient-elle, « mais je me suis sentie très soutenue. Cette expérience a changé beaucoup de choses pour moi. »

Elle a fini par rejoindre Solace à temps plein après l’obtention de son diplôme.

 

Soutenue par l’AIT numérique

Les stages coopératifs de Lilia ont été appuyés par le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du Conseil des technologies de l’information et des communications, qui offre des subventions salariales aux employeurs des secteurs indispensables du Canada et aide ainsi les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire à acquérir une expérience professionnelle rémunérée significative grâce à des possibilités telles que les stages coopératifs pendant qu’ils effectuent leurs études.

Pour Lilia, ce soutien s’est traduit par une responsabilité réelle et une continuité entre les stages. Plutôt que d’être cloisonnée dans un travail « réservé aux étudiants et étudiantes », elle a été traitée comme un membre de son équipe à part entière et on lui a confié du code de production, des fonctionnalités réelles et des attentes de plus en plus grandes. « Je ne me contentais pas d’observer », dit-elle. « J’avais l’impression de revenir au travail à chaque fois et pas de repartir à zéro. »

Le contraste entre l’apprentissage en classe et les attentes sur le lieu de travail est rapidement devenu évident. À l’université, explique Lilia, il était souvent possible de réussir sans maîtriser tous les concepts. Dans un environnement professionnel, cette marge disparaît. « Au travail, il faut vraiment connaître les outils et les technologies. On collabore, on gère des processus et on résout des problèmes en temps réel. »

Grâce à son expérience de stage coopératif, la transition vers un emploi à temps plein lui a semblé naturelle plutôt qu’accablante. Elle comprenait déjà les systèmes, les flux de travail et la dynamique de collaboration des équipes professionnelles de logiciels, et a pu apporter sa contribution immédiatement.

 

Renforcer la confiance à travers la responsabilité

Au fur et à mesure de l’avancement de ses stages coopératifs, elle a gagné en confiance. Lilia savait qu’elle voulait devenir développeuse d’applications par pile complète, et ses responsables l’ont aidée à atteindre cet objectif en lui permettant de travailler à la fois sur l’interface client et sur les programmes dorsaux. Cette diversité l’a aidée à identifier ce qu’elle aimait le plus : la résolution de problèmes et l’élaboration de solutions complètes. « J’ai aimé cette responsabilité », dit-elle. « Le fait de travailler sur des caractéristiques réelles et de les mener à bien m’a donné la certitude que j’étais sur la bonne voie. »

En tant que femme œuvrant dans le développement de logiciels, Lilia est consciente d’être souvent en minorité, mais elle n’a jamais senti qu’elle n’était pas à sa place. Elle attribue cela à des responsables compréhensifs et à des mentors féminins forts qui l’ont aidée à se sentir à la fois compétente et bien accueillie.

Aujourd’hui, Lilia s’épanouit dans son rôle à temps plein et prévoit de continuer à se développer en tant que développeuse. Elle est également ouverte à de futures opportunités d’apprentissage, y compris la possibilité de poursuivre des études dans des domaines tels que la cryptographie.

Avec le recul, elle considère les stages coopératifs non pas comme une opportunité unique, mais comme une progression qui lui a apporté de la clarté, de la confiance et une compréhension réaliste du domaine qu’elle avait choisi.

Pour les étudiants et étudiantes qui envisagent l’apprentissage intégré au travail, son conseil est simple : utilisez les ressources à votre disposition, ne vous laissez pas décourager par les premiers refus et concentrez-vous sur l’acquisition d’une expérience. « En particulier dans le domaine des logiciels », dit-elle, « les stages coopératifs font toute la différence. »

 

À propos du programme d’AIT numérique du CTIC

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre aux employeurs canadiens admissibles des subventions allant jusqu’à 50 % du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante. Le programme a lieu sur trois trimestres par an : Hiver, Printemps/été et Hiver. Depuis 2017, il a permis d’organiser plus de 23 000 stages d’étudiants et étudiantes auprès de plus de 4 000 employeurs à travers le Canada. Par ailleurs, plus de 65 % des étudiantes et étudiants placés s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés.

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC est financé par le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) du gouvernement du Canada.

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