Nouvelles

De la salle de classe à la profession | Meagan Sinclair

Meagan Sinclair
Par le CTIC
CTIC

Meagan Sinclair :

« On peut voir comment notre travail transforme des vies. »

Lorsque Meagan Sinclair a obtenu son diplôme en génie informatique et électrotechnique à l’Université Dalhousie en 2022, elle possédait déjà quelque chose qui fait défaut à de nombreux nouveaux diplômés : une idée claire du type d’environnement dans lequel elle souhaitait faire carrière. Mais cette clarté ne provenait pas de la salle de classe. Elle était due à l’apprentissage intégré au travail.

« Je voulais une véritable expérience pratique en dehors de l’université », explique-t-elle. « Je savais qu’une opportunité d’apprentissage intégré au travail, comme un stage coopératif, me donnerait l’occasion de voir comment le travail se fait vraiment. »

Grâce à une série de stages, Meagan a découvert non seulement ce qu’elle aimait faire, mais aussi le type d’organisme où elle pensait pouvoir avoir le plus d’impact. 

 

Découvrir l’attrait des jeunes entreprises

Avant de rejoindre NovaResp (en anglais seulement), une jeune entreprise à Halifax qui élabore des solutions pour le traitement de l’apnée du sommeil, Meagan avait déjà fait l’expérience des deux extrémités de l’éventail des entreprises. Un de ses stages coopératifs avait eu lieu dans une grande entreprise, tandis qu’un autre l’avait initiée au rythme et à la créativité au sein d’une jeune entreprise.

Les stages coopératifs de Meagan chez NovaResp ont été soutenus par le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC, qui offre des subventions salariales aux employeurs des secteurs indispensables du Canada et aide ainsi les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire à acquérir une expérience professionnelle rémunérée significative grâce à des possibilités telles que les stages coopératifs pendant qu’ils effectuent leurs études. Le programme est conçu pour permettre aux étudiants et étudiantes d’acquérir une expérience professionnelle significative et rémunérée, tout en aidant les employeurs à constituer des viviers de talents prêts pour l’avenir.

« Dans une grande entreprise, le rôle est généralement très bien défini », dit-elle. « On travaille sur un élément de quelque chose en particulier. » Dans une jeune entreprise, l’expérience est très différente. « On se rend vite compte que, quoi qu’il fasse faire, il faut s’y mettre et aider. »

Cette diversité et ce sentiment de propriété partagée ont séduit Meagan, qui s’est sentie investie non seulement dans ses propres tâches, mais aussi dans les progrès de la jeune entreprise. « On a vraiment l’impression de participer à la construction de quelque chose », dit-elle.

 

S’attaquer aux problèmes du monde réel

La mission de NovaResp a également joué un rôle majeur dans la décision de Meagan de rejoindre l’entreprise pour son dernier stage coopératif. L’équipe développe des algorithmes destinés à améliorer la thérapie de VPPC, un traitement courant de l’apnée du sommeil.

Son travail consiste à aider à développer et à tester ces algorithmes, à les déployer dans des études cliniques et à analyser les données des patients et des patientes pour comprendre comment la technologie fonctionne dans des conditions réelles. Le fait de voir directement les résultats a été l’un des aspects les plus gratifiants de ce rôle. « Lorsque les patients et patientes nous disent que la technologie les aide ou améliore leur sommeil, ça prend tout son sens », dit-elle. « Au sein d’une jeune entreprise, on peut voir comment notre travail transforme des vies. »

Si le diplôme d’ingénieur de Meagan lui a permis d’acquérir une solide base technique, le lieu de travail a introduit un autre type d’apprentissage. À l’université, les devoirs sont souvent autonomes et théoriques. Dans une entreprise, le travail est directement lié à des objectifs à long terme et à des résultats concrets.

L’un des ajustements les plus importants a été de comprendre comment les activités quotidiennes contribuent aux objectifs plus larges de l’entreprise. « Sur le lieu de travail, on ne se contente pas de résoudre des problèmes pour obtenir une note », explique-t-elle. « On contribue à quelque chose de plus important : un produit, une étude ou une étape clé pour l’entreprise. » 

 

Le mentorat au service de la clarté

L’effet le plus important des stages coopératifs sur Meagan a probablement été de l’aider à cibler son chemin de carrière. Son diplôme associe le génie électrique et le génie logiciel, et, avant le programme coopératif, elle n’était pas sûre de l’orientation qu’elle souhaitait prendre. L’expérience professionnelle et le mentorat de ses collègues lui ont permis de constater qu’elle aimait les environnements où les deux ensembles de compétences se croisent. « Les stages coopératifs m’ont permis de comprendre que je voulais travailler dans des domaines où je pouvais faire les deux : l’ingénierie pratique et l’aspect logiciel. »

Cette clarté a façonné l’une des décisions les plus importantes du début de sa carrière. Au cours de son dernier stage coopératif, Meagan a reçu de nombreuses offres d’emploi, dont certaines provenaient d’entreprises plus importantes et offraient des salaires plus élevés. Finalement, elle a choisi de rester chez NovaResp. « C’était une grande décision », dit-elle. « Mais je suis vraiment heureuse d’avoir choisi la voie de la jeune entreprise. »

Avec le recul, Meagan encourage les étudiants et étudiantes à voir les possibilités d’apprentissage intégré au travail, comme les stages coopératifs, comme une occasion d’expérimenter et d’explorer. « Testez différents environnements et saisissez les opportunités même si elles n’ont pas l’air de vous convenir parfaitement », dit-elle. « Parfois, ces expériences mènent à un résultat inattendu. »

 

À propos du programme d’AIT numérique du CTIC

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre aux employeurs canadiens admissibles des subventions allant jusqu’à 50 % du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante. Le programme a lieu sur trois trimestres par an : Hiver, Printemps/été et Hiver. Depuis 2017, il a permis d’organiser plus de 23 000 stages d’étudiants et étudiantes auprès de plus de 4 000 employeurs à travers le Canada. Par ailleurs, plus de 65 % des étudiantes et étudiants placés s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés. 

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC est financé par le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) du gouvernement du Canada.

Image
Funded in part by_with_Wordmark_Canada(SWPP)-FR.png

Spread the word