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De la salle de classe à la profession | Kyle Dubé

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Par le CTIC
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Kyle Dubé :

« C’était plus qu’un travail. C’était le début d’une nouvelle carrière. »

Kyle Dubé a emprunté un chemin peu conventionnel pour faire carrière dans la technologie. Avant de commencer un stage coopératif à Gatineau, au Québec, il gérait une épicerie de proximité. « C’était un emploi stable », dit Kyle, « mais je savais que ce n’était pas ce que je voulais faire pour le reste de ma vie. »

Kyle envisageait de reprendre ses études, mais il ne savait pas encore quelle direction prendre. C’est alors qu’un ami lui a présenté le programme de testeur de logiciels du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) à Moncton. Alors qu’il était étudiant au CCNB, Kyle a effectué un stage coopératif chez PLATO, une entreprise nationale de tests de logiciels et de services technologiques qui utilise un modèle de formation et d’emploi pour soutenir les carrières technologiques des Inuits, des Métis et des membres des Premières Nations comme lui.

Le stage coopératif de Kyle chez PLATO a été financé par le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC, qui offre des subventions salariales aux employeurs des secteurs indispensables du Canada et aide ainsi les étudiants et étudiantes de niveau postsecondaire à acquérir une expérience professionnelle rémunérée significative grâce à des possibilités telles que les stages coopératifs pendant qu’ils effectuent leurs études. Le programme coopératif de Kyle offrait quelque chose que l’éducation traditionnelle n’offre pas toujours : une voie structurée et pratique vers un nouveau secteur d’emploi. Ce qui est encore plus important, cela lui a permis d’être directement exposé au type de carrière qu’il souhaitait construire.

 

Une partie de l’intérêt général

Un autre avantage majeur des programmes coopératifs est le lien direct qu’ils établissent entre l’apprentissage et l’emploi. À la fin du programme, Kyle a effectué un stage chez PLATO presque immédiatement.  

La transition s’est faite en douceur, car il n’entrait pas dans un environnement inconnu. Il y avait déjà suivi une formation, connaissait le lieu de travail et avait noué une relation professionnelle avec son instructeur, qui est aujourd’hui son responsable hiérarchique. « Lorsque la formation s’est terminée et que j’ai commencé à travailler, j’ai pu facilement trouver mes marques », explique Kyle.

En tant que Mi’kmaq, Kyle était fier de commencer à travailler pour la plus grande entreprise de tests de logiciels et de services technologiques à participation majoritaire autochtone du Canada. Dans ce contexte, l’histoire de Kyle n’est pas seulement celle d’un changement de carrière personnel, mais elle s’inscrit également dans le cadre d’un effort plus large visant à créer une main-d’œuvre technologique plus forte et plus inclusive, dans laquelle les professionnels autochtones sont soutenus et mis en situation de réussite.

 

S’appuyer sur les expériences

Kyle a commencé sa nouvelle carrière en testant manuellement des sites Web, des applications et des systèmes logiciels en saisissant des données, en cliquant sur des flux de travail et en utilisant intentionnellement des programmes de manière inattendue pour découvrir des faiblesses ou des erreurs. « Une grande partie du travail consiste à utiliser un programme d’une manière qui n’est pas nécessairement prévue », explique-t-il. « On essaie de comprendre comment les choses peuvent mal fonctionner. »

L’automatisation est rapidement devenue le domaine qui l’intéressait le plus. Au lieu de répéter les mêmes étapes de test à la main, il écrit maintenant un code qui effectue ces vérifications automatiquement. Il s’agit d’un choix naturel pour quelqu’un qui aime résoudre des problèmes et apprendre en permanence. Plutôt que d’effectuer les mêmes tâches à plusieurs reprises, Kyle est capable de construire, de résoudre des problèmes et de réfléchir à de nouveaux défis au fur et à mesure qu’ils se présentent. « J’aime faire un travail qui me fait réfléchir », ajoute-t-il.

Avec le recul, Kyle considère le programme coopératif comme le tournant qui l’a aidé à abandonner un travail qui ne correspondait plus à ses ambitions et à se lancer dans quelque chose de plus stimulant et de plus gratifiant. Son conseil aux autres étudiants et étudiantes : « Prenez cela au sérieux et pensez au long terme. Pour moi, l’apprentissage intégré au travail, c’était plus qu’un travail. C’était le début d’une nouvelle carrière. »

 

À propos du programme d’AIT numérique du CTIC

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC offre aux employeurs canadiens admissibles des subventions allant jusqu’à 50 % du salaire d’un étudiant ou d’une étudiante. Le programme a lieu sur trois trimestres par an : Hiver, Printemps/été et Hiver. Depuis 2017, il a permis d’organiser plus de 23 000 stages d’étudiants et étudiantes auprès de plus de 4 000 employeurs à travers le Canada. Par ailleurs, plus de 65 % des étudiantes et étudiants placés s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés.

Le programme d’apprentissage intégré au travail (AIT) numérique du CTIC est financé par le Programme de stages pratiques pour étudiants (PSPE) du gouvernement du Canada.

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